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VOYAGE au COSTA RICA
du 17 au 27 février 2002
par Gérard Leroy
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février : départ pour l’ARENAL. En route, nous croisons une « carreta »
typique comme il s’en construisait jadis à SARCHI pour la récolte du café
(photo 26). Un peu plus loin, c’est une rencontre avec une colonie d’iguanes,
dans une livrée des plus préhistoriques (27). Puis nous arrivons en vue
de l’ARENAL (photo 28) avec à sa gauche le CERRO CHATO et le CERRO LOS PERDIDOS,
deux anciens volcans. Le temps incertain ne nous les masque pas pour le
moment, mais cela ne va pas durer. Aussitôt arrivés, tout sera bouché !
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En
fin d’après-midi, nous nous rendons aux thermes de TABACÓN au pied de l’ARENAL.
Bien que la nuit soit tombée et que la pluie soit incessante, nous trouvons
un réel plaisir à nous baigner dans des eaux à 39° et à nous faire masser
par de puissantes cascades d’eau chauffée par le volcan (photos 29 & 30).
Nous nous surprenons à parler ou à nous promener en maillot de bain sous
la pluie, sans avoir froid. Serait-ce un avant goût du paradis ?
29 |
30 |
24 février : visite
de l’ARENAL OBSERVATORY LODGE. Depuis là, la vue sur l’ARENAL est imprenable
quand il fait beau. Aujourd’hui, il pleut et la visibilité est nulle ! La
randonnée prévue n’a plus aucun intérêt. Tanguy nous parle de l’activité
depuis le 29 juillet 1968. Avant cette date, il n’y avait qu’un seul cône,
celui qu’on nomme « D » actuellement. Dès la première explosion, trois nouveaux
cratères apparaissent sur le flanc ouest, appelés « A », « B » et « C »
(photo 05). Il ne saurait être question ici de raconter 35 années de l’histoire
éruptive de l’ARENAL, tant elle est mouvementée. Ce sera une suite comprenant
des coulées de lave visqueuse, donc lentes et très épaisses, de nuées ardentes,
d’explosions « stromboliennes »… Au fil du temps, on y dénombrera près d’une
centaine de victimes et des dégâts considérables. Le 26 août 2000, il y
aura même le crash d’un avion de la compagnie intérieure « SANSA » avec
à son bord deux pilotes et huit passagers, le même type d’avion qui nous
a amené à SIERPE. L’avion aurait été atteint pat une nuée ardente alors
qu’il contournait le volcan. On aperçoit toujours son épave vers 1500 m
sur le flanc nord-est du veux cône « D », du côté où se trouve notre hôtel.
Les cônes A & B ont disparu.
Actuellement, l’ARENAL
a une altitude de 1650 m environ, car elle augmente sans cesse. Depuis 1996,
seul le nouveau cône « C » est actif et dépasse l’ancien « D », en altitude
depuis 1998. Ce strato-volcan possède d’autres noms qui sont : VOLCAN COSTA-RICA,
CANASTE, GUATUSOS PEAK, PAN DE AZUCAR ou VOLCAN RIO FRIO ! Avant son réveil,
on l’appelait ARENAL PEAK. Sa période active précédente remonte à 1500 ans.
Ses débuts remontent probablement à 2900 ans, le CERRO CHATO voisin s’étant
arrêté il y a 3500 ans. Il se situe à 90 kilomètres au nord-ouest de SAN-JOSÉ
au bord de CORDILLERA DE TILARÁN et de la grande plaine côtière Nord, côté
CARAÏBES. Latitude :10,47° Nord. Longitude :84,71° Ouest.
Durant l’après-midi, la
pluie s’étant interrompue, nous faisons le tour du PARQUE NACIONAL, au sud
du volcan. La pluie revient un peu plus tard et ne s’interrompra plus jusqu’à
notre départ le lendemain ! Depuis hier, nous rencontrons des COATIS (photo
32).
25 février : nous
quittons l’ARENAL, un peu frustrés, et prenons la direction de TILARÁN
en longeant le LAC ARENAL. Nous voyons de nombreux singes hurleurs. Nous
quittons les montagnes direction CAÑAS, et nous retrouvons le soleil. La
Panaméricaine nous emmène vers le nord-ouest dans la région de
GUANACASTE (de l’arbre magnifique du même nom). Nous nous arrêtons dans
un refuge pour animaux (sorte de S.P.A.) où il sera possible d’approcher
sans risque un jaguar, un ocelot et quelques oiseaux que nous voyons
tous les jours, mais de trop loin pour en faire un cliché (perroquets,
toucans, etc.)(photos 33 à 37).

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