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VOYAGE au COSTA RICA
du 17 au 27 février 2002
par Gérard Leroy
Ce
voyage « découverte » des principaux volcans actifs et de
l’extraordinaire bio-diversité du COSTA-RICA s’est déroulé du 17 au 27
février 2002 avec Tanguy de SAINT-CYR (Aventure et Volcans) et huit
autres personnes.
Les photos sont de Gérard LEROY (L.A.V.E.
NANCY).
Ce petit pays
d’Amérique Latine (le dixième de la superficie de la France) se situe
dans une zone de subduction de la plaque de COCOS qui passe sous la
plaque des CARAÏBES, océaniques toutes deux, ce qui n’est pas courant en
tectonique.
Paradis
tropical pour les animaux et les plantes, le COSTA-RICA est contourné
par la ceinture orogénique américaine qui va des Aléoutiennes à la Terre
de Feu en passant par la côte Pacifique, mais qui l’évite en virant par
les Antilles.
Il n’émerge de
l’océan qu’au début du Miocène. En effet, jusqu’à l’aube du Quaternaire,
il n’y a pas de liaison entre Amérique du Nord et Amérique du Sud !
En août 1502,
Christophe COLOMB y débarque et voyant les autochtones couverts d’or, le
nomme « Côte Riche ». Ce pays deviendra il est vrai, le plus prospère
d’Amérique Centrale.
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En 1967, le président Jose
Joaquim Trejos FERNANDEZ inaugure la fin de la mise en eau du lac
ARENAL. Ce lac artificiel, fleuron de la puissante capacité énergétique
du Pays, a été implanté au pied d’un volcan « éteint » (photo 01), dont
il a pris le nom. On n’y aurait jamais vu d’éruption depuis l’arrivée
des Espagnols. Tout comme le PINATUBO, il ne figure donc pas sur la
liste des volcans actifs de la très sérieuse institution « SMITHSONIAN »
!
Un
an plus tard, le 29 juillet 68 à 7h30 (locale), le volcan Arenal entre
en activité et inaugure lui, un cycle éruptif parfois dévastateur et
meurtrier, mais qui aujourd’hui encore, fait l’admiration visuelle de
nombreux touristes …quand le temps le permet (photo 02) !
Certains spécialistes émettent l’hypothèse
qu’un volume non négligeable de l’eau du lac, s’infiltre dans la chambre
magmatique du Volcan ! S’il en est ainsi, c’est le seul cas connu
d’éruption importante et durable provoquée par l’homme ! Il y aura
certes, en 1977, la minuscule coulée de 1,2 m³ du forage du NAMAFJALL en
Islande ! C’est une autre histoire.
Actuellement, les explosions continuent à
un rythme très variable. En plus de ses caractéristiques de « gris-rouge
» avec une lave visqueuse à une température de 1000° C (l’Etna étant un
« rouge-gris »), ce qui le différencie du Stromboli, c’est son
inaccessibilité sommitale et ses cumulo-nimbus pugnaces dus à sa faible
altitude et à sa situation nord-est dans la cordillère, là où arrivent
les alizés. Jacques Marie BARDINTZEFF nous dit que le cône peut être
aperçu « seulement une nuit par lunaison ». Patrick BAROIS a attendu
cinq jours pour voir une explosion. En ce qui me concerne, j’en ai
entendu deux de nuit, sous la pluie et une de jour, mais n’en ai vu
aucune. J’ai pourtant eu la chance de contempler une bonne heure durant,
le sommet fumant du cratère « C » (photos 03, 04 & 05), actuellement le
seul en activité, mais je n’étais pas toujours devant le volcan. Des
touristes américains auraient eu plus de chance la semaine précédente ?!
Une explosion perçue depuis l’intérieur de la chambre de l’hôtel « Los
Lagos » (distant de 3 à 4 kilomètres) ressemble au dynamitage d’un
immeuble à 1000 m, c’est-à-dire puissant mais court (3 à 4 secondes).
J’ai essayé deux heures durant, d’enregistrer ce son caractéristique
lors de ma seconde nuit sur les lieux, en vain. Il semble que le volcan
se soit endormi pendant que je le veillais (06) !
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06
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