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VOYAGE au COSTA RICA

du 17 au 27 février 2002
par Gérard Leroy

 

         Le COSTA-RICA n’a pas attendu l’ARENAL pour faire parler de ses volcans, et d’autres édifices présentent certainement autant d’intérêts. L’IRAZÚ est historiquement le plus actif d’entre eux avec des manifestations stromboliennes et phréatiques très récentes : période de 1963 à 1965 notamment, où l’émission d’une grande quantité de cendre, engendra une coulée de lahars sur une distance de cinq kilomètres. Il y eu une grosse éruption phréatique le 8 décembre 1994 à 10 h 48. Il est à noter que le lac d’acide actuel bien vert (photos 07 et 08) était jaunâtre dans les années 70. Il se mit à disparaître à chaque saison sèche, à partir de 1977 ! Il commencera à réapparaître définitivement à partir de 1984 avec la couleur que nous lui connaissons aujourd’hui.

 

Lac d’acide du cratère principal de l’Irazú. 07 Lac d’acide du cratère principal de l’Irazú. 08

 

17 février 2002 : visite du volcan IRAZÚ (ce strato-volcan est appelé aussi « VOLCAN DE CARTAGO »). Il a eu 15 éruptions depuis 1723. Diamètre : 600 m. Profondeur : 1500 m.

Altitude : 3432 m (le plus haut volcan de la Cordillère Volcanique Centrale et du Costa-Rica, dont il n’est pas le point culminant). Caldeira de 6 x 3 km. Il a 4 cratères principaux.

Situation : 13 km au nord-est de CARTAGO et 26 km à l’est de la capitale SAN-JOSÉ.

Latitude : 9,98° Nord. Longitude : 83,85° Ouest.

La route arrive jusqu’à quelques mètres de son sommet où un belvédère pour touristes permet de surplomber le cratère principal et son lac d’acide. Une promenade le long d’une plate-forme appelée « PLAYA HERMOSA » surplombe le second cratère : le « DIEGO DE LA HAYA » (photo 09). Une très longue barrière en bois particulièrement inesthétique et une surveillance de tous les instants empêchent toute tentative de descente vers le lac d’acide comme c’est le cas au KAWA-IJEN en Indonésie. Le site est très prisé des habitants de SAN-JOSÉ et de CARTAGO, qui s’y retrouvent volontiers en fin de semaine.

 

09

 

Conseil : c’est théoriquement un des lieux les plus froids et les plus venteux du COSTA-RICA. Il est bon de prévoir un anorak et tout ce qui va avec (bonnet, cache-oreilles, gants, etc). Exceptionnellement, ce ne fut pas le cas pour nous. La température était agréable lors de notre arrivée avec un magnifique soleil qui ne nous a pas quitté et un vent très faible.

 

Sismo. du Turrialba à l’OVSICORI-UNA de Heredia. 10

 

À une douzaine de kilomètres au N-E de l’IRAZÚ, se trouve le volcan TURRIALBA. Pas très célèbre, même pour les passionnés, il semblerait pourtant d’après les sismographes de l’OVSICORI-UNA à HEREDIA (Observatorio Vulcanológico y Sismológico de Costa-Rica) que c’est celui qui donne actuellement le plus d’amplitude aux mouvements des appareils enregistreurs (photo 10). Il s’agit d’un strato-volcan complexe, constitué de basalte et andésite et comprenant trois cratères principaux. Seule activité visible : des fumeroles, mais il se pourrait que ce volcan fasse couler de l’encre dans les années futures, vu sa remuante sismicité qui va en s’accroissant. Il se situe à 25 km au nord-est de CARTAGO. Il a une altitude de 3329 m.

 

Le Turrialba vu du chemin de liaison avec l’Irazú. 11 12

 

 Après l’IRAZÚ, nous descendons quelques lacets en car, puis nous décidons de rejoindre à pied, le col qui se trouve à l’ouest du TURRIALBA (photo 11 & 12).  Nous empruntons un excellent chemin d’une douzaine de kilomètres, au milieu de prairies vallonnées et d’une végétation qu’il est impossible de trouver en France à cette altitude moyenne de 2700 m (photo 13). Quelques nuages, en contrebas, sont là pour nous la rappeler.

 

Arbres fleuris entre l’Irazú et le Turrialba. 13 Mer de nuages vue du Turrialba en direction de la Cordillera de Talamanca. 14

 

18 février : montée au TURRIALBA.

La nuit a été particulièrement fraîche. Le feu de bois que nous avons trouvé hier soir au lodge avant d’aller dormir, a été le bienvenu. Au petit matin, le ciel est couvert et un brouillard humide est au rendez-vous. Le thermomètre indique +8° alors que nous nous apprêtons à gravir les 700 mètres qui nous séparent du sommet du volcan. Très rapidement, nous émergeons de la mer de nuages (photo 14).

 

Le cratère principal du Turrialba. 15 Fumerolles au bord d’un autre cratère du Turrialba. 16

 

 

Dépôts de soufre au Turrialba. 17 Fleurs étranges dans la zone sommitale du Turrialba. 18

 

Nous descendons ensuite dans la caldeira de 2 x 1,2 kilomètres et allons voir deux des trois cratères qui s’y trouvent (photo 15) et quelques solfatares (photos 16 & 17). Nous regagnons le sommet où nous pouvons voir comme partout au COSTA-RICA de belles et étranges fleurs (photo 18).

 

 

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La dernière mise à jour de ce site date du 03/05/09