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VOYAGE au COSTA RICA
du 17 au 27 février 2002
par Gérard Leroy
Au retour
vers SAN-JOSE, nous passons par l’ancienne capitale CARTAGO, où nous
visitons la magnifique basilique baroque : VIRGEN DE LOS ANGELES (photo
19), dédiée à la Vierge Noire, patronne du pays. L’intérieur de
l’édifice est entièrement recouvert de bois précieux. TARAS DE CARTAGO a
été en partie détruite par des lahars de l’IRAZÚ le 9 dédembre1963. En
trente minutes, une tempête eu pour conséquence une avalanche de boue
qui détruisit 400 maisons. Actuellement, la mémoire faisant certainement
défaut à certains, il se construit à nouveau de nombreuses maisons sur
les lieux du drame !
19 février : départ
pour le POÁS par les caféières (champs de caféiers) de la région nord de
HEREDIA (photo 20).
Autre lac d’acide,
mais cette fois d’un superbe bleu turquoise : la « LAGUNA CALIENTE » (photos
21 & 22) occupe tout simplement du plus grand cratère du monde avec ses
1500 m de diamètre et ses 300 m de profondeur. Le lac lui-même a un diamètre
de 400 m. Son histoire récente a quelques similitudes avec celle de l’IRAZÚ,
avec cependant absence d’activité strombolienne depuis 1953.
On y rencontre des
éruptions sous forme de cendres et aussi de geysers assez fréquents et très
spectaculaires à la surface du lac. Il y a également des solfatares très
importants (photos 23 & 24) avec une température des gaz beaucoup plus élevées.
Celles-ci sont souvent aux alentours de 900° C contre 90° à l’IRAZÚ. A noter
que si la température des « eaux » de ce dernier se situe entre 30 et 37°
C, celle du lac du POÁS varie de 35 à 95° C ! On y a relevé par exemple
70° C en 1992, 55° en 93 et 35° en 97. Le 25 janvier 1910, une colonne de
cendres est montée à 8000 m. Au total, ce strato-volcan a eu 34 éruptions
depuis 1828.
Altitude du POÁS : 2708
m. Situation : 32 km au nord-ouest de la capitale SAN-JOSÉ et 18 km au nord
de ALAJUELA. Latitude : 10,18° Nord. Longitude : 84,22° Ouest.
La caldeira du POÁS
possède également un cône actif côté nord : le « VON FRANTZIUS » (du nom
du scientifique allemand qui en 1860, descendit au bord de la LAGUNA CALIENTE
pour en mesurer la température) et un second lac.
Ce charmant
petit lac de 400 m de diamètre remplit le fond du cratère « BOTOS », à peu
de distance du cratère principal du POÁS, mais à un niveau plus élevé. L’acidité
y est inexistante et la température de 10 à 12° C, correspond à l’altitude.
Un belvédère y est aménagé à quelques minutes de celui du cratère principal,
dans un superbe parc qui n’a plus rien de naturel, hélas.
Là aussi,
on y trouve en proportion étudiée, touristes et rangers. Comme à Yellowstone,
toute tentative de sortie des sentiers balisés est sévèrement réprimandée.
Il semblerait que les passionnés de volcans y soient classés en deux groupes
: les volcanologues et les touristes irréfléchis. Les touristes réfléchis
et les amateurs éclairés dont nous essayons de faire partie, sont hélas
dans la seconde catégorie. Il paraît qu’il est possible de descendre quand
même, après obtention d’une autorisation demandée à l’avance.
Comme à l’ARENAL
et malgré l’altitude élevée, la météo fait sa loi et dès notre arrivée devant
la LAGUNA BOTOS, les nuages nous enveloppent (photo 25). Heureusement qu’une
nuée d’écureuils peu farouches est là pour nous divertir ! De nombreuses
personnes arrivées après nous, et parfois de très loin, n’apercevront jamais
le lac d’acide, et comme le parc ferme en début d’après-midi, je vous laisse
deviner leur désarroi ! Je me dis que le brouillard aurait pu nous aider
dans une descente à la dérobée. Mais même muni d’un GPS, il fallait connaître
parfaitement le terrain, cette descente devenant très dangereuse dans ce
cas. De plus, il fallait être de retour avant la fermeture.
20
au 22 février : ces trois jours sont consacrés à la découverte de la PÉNINSULE
D’OSA avec sa forêt primaire et la mangrove du RIO SIERPE, puis à la visite
de la réserve biologique de l’ÎLE DEL CAÑO qui se situe à 20 km au large
du PACIFIQUE dans la baie de CORONADO, et enfin à la visite de la capitale
: SAN-JOSÉ.

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