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VOYAGE au COSTA RICA

du 17 au 27 février 2002
par Gérard Leroy

 

    Une piste nous permet d’arriver au pied du RINCÓN DE LA VIEJA (« Coin de la Vieille »). Avant la nuit, nous nous rendons à proximité de la caldeira, où un captage d’eau chaude à créé un arc-en-ciel permanent. Une petite source de boues sulfureuses sera l’occasion d’un bain de pied, avant un repas typique bercé au son d’un orchestre de marimba. 

 

Tanguy analyse le PH d’une mare d’acide au Rincón. 38

 

C’est un strato-volcan complexe (andésites) qui compte neuf cratères, un seul étant en activité. Depuis 150 ans de suivi, on ne lui connaît que des éruptions phréatiques (fev. 98, nov. 95, mai 91) ou phréato-magmatiques (6 fev. 1983). Le cratère actif que nous n’aurons pas le temps de visiter, a une profondeur de 150 m pour un diamètre de 250 m. Son calme actuel a fait que nous ne nous sommes intéressés qu’aux différentes manifestations hydrothermales de la caldeira : mares d’acide (PH de 1,2 relevé dans une de ces mares (photo 38), solfatares, sources chaudes, marmites et lacs de boue, brassés par une quantité de bulles de gaz (photos 39 à 43). Pour y arriver, nous traversons une superbe forêt avec des arbres démesurés et une faune très intéressante (paresseux, oiseaux variés…).

 

Mare bouillonnante du Rincón. 39 Gaz sulfureux dans la forêt de la caldeira du Rincón. 40

 

 

 

 

Une multitude de bulles (caldeira du Rincón de la Vieja). 41 Explosion d’une bulle de gaz dans la boue, au Rincón. 42

 

 

Quatre phases de l’explosion d’une bulle de gaz dans la boue (1/2 sec.). 43

 

 

 

26 février : visite de la caldeira du RINCÓN. Situation : à 26 km au nord-est de LIBERIA et à 30 km de la frontière du NICARAGUA (juste entre les deux). Altitude du volcan : 1895 m. Latitude : 10,50° Nord. Longitude : 85,23° Ouest.

Le temps étant malheureusement compté, nous reprenons la Panaméricaine en début d’après-midi, direction Sud-est : 300 kilomètres nous séparent de QUEPOS, notre destination, via CALDERA, JACÓ, la PLAYA HERMOSA et PARRITA. En traversant le RIO TÁRCOLES, nous pourrons observer de nombreux caïmans. Plus loin, ce sera des spatules (genre de flamands roses, au bec plat et arrondi : photo 44), et bien d’autres animaux.

 

Spatule dans un marais près de Parrita. 44

 

27 février : dernier jour avant le retour. Visite du PARQUE NACIONAL MANUEL ANTONIO …qui n’est ouvert que sur 5% de sa superficie : travaux obligent ! Nous aurions mieux fait de prendre le temps de monter au cratère du RINCÓN ! Nous passerons donc nos dernières heures à piquer une tête dans le PACIFIQUE où l’eau a un calme et une température de rêve. Des iguanes moins pittoresques que précédemment et une multitude de gros crabes de compétition viennent « pacifiquement » à notre rencontre. Puis c’est à nouveau la route vers SAN-JOSÉ, non sans faire un petit détour par HEREDIA et l’OVSICORI-UNA à HEREDIA (Observatorio Vulcanológico y Sismológico de Costa-Rica) qui s’apprête à emménager dans de nouveaux locaux. Sur une armoire métallique, on y admirera notamment le système d’alarme sismique « maison » : une bouteille vide en équilibre sur son goulot ! Ça marche à 100% paraît-il, sauf quand on donne un coup dans l’armoire !

 

Les « plus » du voyage dans l’ordre :

Les manifestations hydrothermales de la caldeira du Rincón.

Le bain brûlant sous la pluie à Tabacón (surtout la nuit).

La beauté des deux lacs d’acide (même de loin).

La beauté et la variété de la flore et de la faune.

La navigation sur le Rio Sierpe.

Les caïmans du Rio Tárcoles.

L’amabilité des habitants et de notre chauffeur …et l’ambiance au sein de notre groupe.

La qualité des hôtels, les petits déjeuners, les avocats, les fruits et les potages.

Les deux nuits « rustiques » passées au lodge du Rio Sierpe avec les bruits de la forêt.

La rencontre avec deux baleines à bosses …et l’absence de rencontre avec un jaguar.

L’absence des moustiques et autres bestioles …et les 75%  de temps d’ensoleillement.

 

Les « moins » du voyage dans le même ordre :

La pluie quasi permanente sur l’Arenal.

L’impossibilité administrative de descendre au bord des lacs d’acide.

La visite du Rincón sans la montée au cratère (pour avoir le temps d’aller à Quepos).

La fermeture du Parque Nacional Manuel Antonio et donc l’inutilité du détour à Quepos.

Le regret de n’être pas arrivé plus tôt à Tabacón.

La visite de San-José l’après-midi quand les musées sont en train de fermer.

L’absence de caïman dans la mangrove et l’absence d’or dans la batée de Salomon.

…et l’absence de mon épouse qui s’est blessée peu avant le départ !!!

Gérard Leroy

gerard.leroy9@libertysurf.fr

 

 

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La dernière mise à jour de ce site date du 03/05/09