C’est un strato-volcan
complexe (andésites) qui compte neuf cratères, un seul étant en activité.
Depuis 150 ans de suivi, on ne lui connaît que des éruptions phréatiques
(fev. 98, nov. 95, mai 91) ou phréato-magmatiques (6 fev. 1983). Le cratère
actif que nous n’aurons pas le temps de visiter, a une profondeur de 150
m pour un diamètre de 250 m. Son calme actuel a fait que nous ne nous sommes
intéressés qu’aux différentes manifestations hydrothermales de la caldeira
: mares d’acide (PH de 1,2 relevé dans une de ces mares (photo 38), solfatares,
sources chaudes, marmites et lacs de boue, brassés par une quantité de bulles
de gaz (photos 39 à 43). Pour y arriver, nous traversons une superbe forêt
avec des arbres démesurés et une faune très intéressante (paresseux, oiseaux
variés…).
26 février : visite
de la caldeira du RINCÓN. Situation : à 26 km au nord-est de LIBERIA et
à 30 km de la frontière du NICARAGUA (juste entre les deux). Altitude du
volcan : 1895 m. Latitude : 10,50° Nord. Longitude : 85,23° Ouest.
Le temps étant malheureusement
compté, nous reprenons la Panaméricaine en début d’après-midi, direction
Sud-est : 300 kilomètres nous séparent de QUEPOS, notre destination, via
CALDERA, JACÓ, la PLAYA HERMOSA et PARRITA. En traversant le RIO TÁRCOLES,
nous pourrons observer de nombreux caïmans. Plus loin, ce sera des spatules
(genre de flamands roses, au bec plat et arrondi : photo 44), et bien d’autres
animaux.
27 février : dernier
jour avant le retour. Visite du PARQUE NACIONAL MANUEL ANTONIO …qui n’est
ouvert que sur 5% de sa superficie : travaux obligent ! Nous aurions mieux
fait de prendre le temps de monter au cratère du RINCÓN ! Nous passerons
donc nos dernières heures à piquer une tête dans le PACIFIQUE où l’eau a
un calme et une température de rêve. Des iguanes moins pittoresques que
précédemment et une multitude de gros crabes de compétition viennent « pacifiquement
» à notre rencontre. Puis c’est à nouveau la route vers SAN-JOSÉ, non sans
faire un petit détour par HEREDIA et l’OVSICORI-UNA à HEREDIA (Observatorio
Vulcanológico y Sismológico de Costa-Rica) qui s’apprête à emménager dans
de nouveaux locaux. Sur une armoire métallique, on y admirera notamment
le système d’alarme sismique « maison » : une bouteille vide en équilibre
sur son goulot ! Ça marche à 100% paraît-il, sauf quand on donne un coup
dans l’armoire !
Les « plus » du
voyage dans l’ordre :
Les manifestations
hydrothermales de la caldeira du Rincón.
Le bain brûlant
sous la pluie à Tabacón (surtout la nuit).
La beauté des deux
lacs d’acide (même de loin).
La beauté et la
variété de la flore et de la faune.
La navigation sur
le Rio Sierpe.
Les caïmans du Rio
Tárcoles.
L’amabilité des
habitants et de notre chauffeur …et l’ambiance au sein de notre groupe.
La qualité des hôtels,
les petits déjeuners, les avocats, les fruits et les potages.
Les deux nuits «
rustiques » passées au lodge du Rio Sierpe avec les bruits de la forêt.
La rencontre avec
deux baleines à bosses …et l’absence de rencontre avec un jaguar.
L’absence des moustiques
et autres bestioles …et les 75% de temps d’ensoleillement.
Les « moins » du
voyage dans le même ordre :
La pluie quasi permanente
sur l’Arenal.
L’impossibilité
administrative de descendre au bord des lacs d’acide.
La visite du Rincón
sans la montée au cratère (pour avoir le temps d’aller à Quepos).
La fermeture du
Parque Nacional Manuel Antonio et donc l’inutilité du détour à Quepos.
Le regret de n’être
pas arrivé plus tôt à Tabacón.
La visite de San-José
l’après-midi quand les musées sont en train de fermer.
L’absence de caïman
dans la mangrove et l’absence d’or dans la batée de Salomon.
…et l’absence de
mon épouse qui s’est blessée peu avant le départ !!!
Gérard Leroy
gerard.leroy9@libertysurf.fr
