Mise à jour du 31 mai
2001. Hier soir, visite de
la coulée de la fracture Nord du cratère Sud Est.
L'emplacement de la bouche effusive présente la même configuration que les
jours précédents. La lave s'écoule en direction du Nord, elle rentre dans
un tunnel puis en ressort et se divise en deux bras dirigés vers la
Valle del Leone. Le bras de lave
qui passe dans le tunnel est surchauffé par la combustion des gaz, il s’écoule
rapidement arrivé à l’air libre il se refroidit et sa vitesse, par suite
de l’augmentation de la viscosité, se réduit progressivement. Lors des observations,
des explosions provenant de l'intérieur du cratère
Sud Est se font entendre. Le rythme des explosions
est d'environ une explosion toutes les dix minutes. Les bombes montent à
une hauteur de 100 mètres environ au dessus du bord et retombent dans le
cratère. Les phénomène décrits ci dessus ont été observés par Nino Massaglia; S.I.T.A.S et Alfio Massaglia; guide de l'Etna Sud.
Mise à jour du 29 mai
2001. Ce matin le beau temps est de retour sur les cratères
sommitaux. La Bocca Nuova et le
Sud Est émettent une forte quantité de vapeur,
en partie liée aux précipitations des jours précédents. Les panaches de
vapeur montent verticalement par l'absence de vent sur les sommets. L'épanchement de la coulée
de lave sur la fracture Nord du cratère Sud Est
se poursuit en direction de la Valle del
Bove avec un débit moins important
que celui des jours précédents.
 |
| La forte
émission de vapeur de la Bocca (à gauche) et du Sud Est (à droite)
- Image de la Web Cam POSEIDON - |
Mise à jour du 25 mai
2001. Dans la nuit du 24
au 25 mai, à 23h30 (heure locale) lors de notre retour à
Nicolosi,), un rougeoiement est nettement visible sur la partie Est
de la zone sommitale. Une activité strombolienne, avec des projections de
matériaux au dessus des bords, est visible sur les cratères du
Sud Est et de la
Bocca Nuova. Le rythme des explosions à la
Bocca est de l'ordre d'une explosion par
minute. Les projections atteignent plus d'une centaine de mètres de hauteur.
Ce matin nous décidons de nous rendre au cratère de
la Bocca Nuova pour tenter de récupérer un
échantillon des dernières projections. Malgré une visibilité largement réduite
par les nuages qui nous entourent, nous progressons vers le cratère. Nous
entendons alors plusieurs explosions provenant de la
Bocca Nuova, et décidons finalement de revenir
sur nos pas, la visibilité étant quasiment nulle. Dans l'après midi des
chutes de neige se produisent sur les cratères sommitaux.
(Observations de
Charles Rivière et Catherine
Richard).
Mise à jour du 23 mai
2001. L'épanchement
de la coulée de lave sur la fracture Nord du cratère
Sud Est continu
avec un débit moins important en direction de la
Valle del Leone. Il y a deux
jours le débit était important, plusieurs bras très larges se dirigeaient
vers l'Est. Cette nuit une activité de type strombolien était visible au
dessus du cône du cratère
Sud Est. Est
ce l'annonce d'un nouveau paroxysme, ou une reprise momentanée de l'activité
strombolienne, comme celle qui a débuté le 14 mai et qui a duré deux jours?
(Observations de Giovanni Tomarchio;
R.A.I, Télévision Italienne).
Mise à jour du 20 mai
2001. Une précision
en ce qui concerne les recherches de la touriste Espagnole, vendredi 18
mai, un membre de l'équipe de secours en montagne des Guardia di Finanze
a tenté de descendre avec une corde en rappel dans la bouche Est de la
Bocca Nuova. Il est descendu d'une dizaine
de mètre dans la bouche, mais une grande quantité de gaz si trouvant ainsi
que le risque d'une explosion pouvant survenir à tout moment, il est remonté
à la surface sans pouvoir affirmer que le corps de la touriste se trouve
au fond de la bouche. Les recherches sont prolongées de quatre jours soit
un total de dix jours depuis sa disparition. Les alentours des cratères
ont aussi été explorés mais sans résultats.
Mise à jour du 19 mai
2001. C'est avec
un petit regret, que je dois vous annoncer mon départ de l'Etna. Après un
mois d'observations journalières, de mise à jour du site avec des images
que vous avez été très nombreux à apprécier (en témoignent vos messages),
je vous en remercie beaucoup. Je continue bien évidemment les mises à jour
pour vous donner des informations précises avec des personnes qui vont sur
le terrain (Guides de l'Etna, Giovanni
Tomarchio). D'autres le font bien de Catania ou de Acireale au télescope!
Merci à tous et je suis de retour fin juin:
Charles Rivière.
Mise à jour du 18 mai
2001. Ce matin nous montons à la Bocca
Nuova avec les équipes de secours (Guardia di Finanza, Vigili del
Fuoco) à la recherche d'une touriste Espagnole disparue depuis quatre jours.
Nous découvrirons sa tente ainsi que ses documents à 15 mètres de la bouche
Est de la Bocca Nuova.
(Il faut rappeler qu'il est interdit
et très
dangereux de monter sur les cratères en activité).
Nous apercevons en profondeur, une activité de dégazage de la bouche
Ouest. La bouche Est est située à une profondeur d'environ 150 mètres ses
parois sont verticales, le fond est à peine visible. Dans cette bouche un
nouveau orifice est visible, il est accolé au "Diaframma", sa position est
légèrement surélevé. Nous apercevons presque à la base de ce nouveau cône
un trou d'une dizaine de mètres de diamètre, il est vertical et laisse entrevoir
un rougeoiement produit par la combustion des gaz. Les recherches terminées
nous retournons vers TDF.
En fin d'après midi, nous retournons vers
la coulée de lave, sur la fracture Nord du cratère
Sud Est. Giovanni Tomarchio, rencontré
le matin lors de l'ascension à la Bocca, m'a
dit qu'hier soir il a vu, de son domicile à Zafferana les coulées
partir en direction de l'Est. Sur place on observe une petite coulée de
deux mètres de large qui part vers
le Nord, elle rentre dans un tunnel, en ressort cent mètres plus bas et
se divise en deux petits bras en direction de la Valle del Leone.
La plus grande partie de la lave va en direction de l'Est, elle se sépare
en trois bras, le plus au Sud a une largeur de 6 mètres, celui au centre
30 mètres et le plus au Nord 4-5 mètres. A la sortie de la bouche, il reste
un bloc de lave solidifiée formant une plaque horizontale, d'environ deux
mètres. De temps à autres le débit de lave augmente brusquement, la plaque
empêchant l'écoulement de la lave, une boule de magma se forme, elle prend
rapidement de l'ampleur avec une hauteur d'environ 3-4 mètres devant nous
et plus de 6 mètres dans la coulée centrale en dévalant la pente. La nuit
arrive et nous rentrons vers Nicolosi. (Observations de
Charles Rivière, Catherine
Richard, Giovanni Tomarchio; R.A.I, Télévision Italienne
et Jeremy Bishop ).
Mise à jour du 17 mai
2001. Visite de la coulée
de la fracture Nord du cratère Sud Est. Un
changement est intervenu, la bouche effusive d'où s'épanchait la coulée
hier, est complètement inactive, elle est remplie de lave solidifiée et
cordée. La lave s'épanche maintenant un peu plus bas. Le tumulus de lave
solidifiée s'est déchiré sous la poussée de la lave arrivant par dessous;
De ce nouveau point de sortie la lave s'écoule dans deux bras qui se rejoignent
plus bas dans les chenaux des jours précédents. La largeur à cet endroit
atteint une trentaine de mètres. Le débit de la coulée a diminué par rapport
à hier, sa vitesse est de l'ordre de (3m/sec) dans la pente et de (1m/sec)
en bas du cratère avant de bifurquer vers la Valle del Leone. Elle
est très visqueuse. Le dégazage de la coulée se produit en aval, environ
100 mètres après le départ de la bouche effusive. Le petit "hornitos" au
fond du trou n'émet plus de bruit et ne dégaze plus.
Le cratère Sud Est
émet un important dégazage, l'activité strombolienne à cessé. Nous entendons
une série d'explosion provenant du cratère de la Bocca
Nuova avec des panaches de cendres brunes.
(Observations
de Charles Rivière
et Jeremy Bishop
).
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| Les deux bras de la
coulée au bas du cratère. |
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| Charles Rivière lors
d'un prélèvement de lave sur la coulée. |
Mise à jour du 16 mai
2001. Ce matin, l'activité
strombolienne du cratère Sud Est a cessé.
Le panache de gaz émis par le cratère est toujours aussi intense. Lors de
l’ascension sur le flanc Nord du cratère Sud Est
nous marchons sur une coulée de lave qui n’existait
pas lors de notre passage d’hier. Nous apprendrons un peu plus tard
dans la matinée, par une communication téléphonique avec Giovanni
Tomarchio; R.A.I, Télévision Italienne, qu'hier soir vers 22h30 (heure
locale) il à vu, de son domicile à
Zafferana, une lueur rougeoyante
et le départ d’une coulée vers l'Est. Arrivés à la bouche effusive on constate
que les 3 "hornitos" de la veille ont disparu. Ils ont cédé la place à un
trou d'une dizaine de mètres de profondeur avec à son fond un petit "hornitos"
d'une hauteur de 0,80m qui dégazage calmement. La lave sort un peu plus
bas avec un débit de l'ordre 3m/seconde. La largeur à la sortie de la bouche
est de 4 mètres. La coulée se dirige vers le Nord Ouest, sa largeur atteint
par endroit 30 mètres. Elle forme un petit lac en bas au pied du cratère
Nord Est, ensuite elle prend la direction
de la Valle del Leone. Nous observons
la coulée à une trentaine de mètres de distance, à cet endroit la température
atteint, par le rayonnement ,40°C. Son débit, quelques minutes après notre
arrivée, augmente et elle commence à déborder de son chenal. Vers 11h30
(heure locale) le dégazage
du
Sud Est s’accroît, et quelques instants plus tard il se manifeste
aussi à la bouche effusive. Le débit diminue subitement et le niveau de
la lave dans le canal décroît d'un bon mètre. Dans le même temps
une nouvelle bouche s'ouvre dix mètres plus bas, libérant un flot de lave
sur une largeur de plus de 20 mètres et se dirige vers le cratère
Nord Est en empruntant le même chemin d’hier
avec les deux tunnels. Le débit est fort, la lave déborde par moment au
dessus des tunnels. Les gaz qui s’échappent de la coulée
empêchent une bonne observation. En début d'après midi, nous regagnons
TDF.
(Observations
de Charles Rivière,
Hervé Charles et Jeremy Bishop
).
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| Un petit "hornitos". |
Le canal de lave avec
un débit important. |
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 |
| Le même canal cinq minutes
plus tard. |
Le départ de la nouvelle
bouche (avec une largeur de plus de 20 mètres. |
Mise à jour du 15 mai
2001.
Ce matin,
l'activité strombolienne du cratère Sud Est
se manifeste encore, les grondements des explosions sont un peu plus long,
d'une duré de 4 à 5 secondes, mais moins nombreux qu'hier, nous ne voyons
pas de projection au dessus du cratère à cause de la présence d'un important
dégazage de la Bocca Nuova poussé par un
vent venant de l'Ouest et qui va se mélanger au dégazage du cratère
Sud Est. Par moment nous apercevons des cendres
brunes dans les panaches des deux cratères. A mi-pente du flanc méridional
du cratère Sud Est les fumerolles sur les
quatre petites fractures parallèles sont très actives, le sol à cet endroit,
est recouvert de sublimés de soufre. Nous rejoignons la coulée de lave sur
la fracture Nord en passant par l'Est du cratère. A notre arrivée à la bouche
effusive, nous voyons trois "hornitos" sur le dessus de la bouche, le plus
grand à une taille de six mètres de hauteur et le plus petit d'une hauteur
de deux mètres. Le plus grand à un trou à sa base et laisse entrevoir la
lave. En dessous s'épanche une coulée en direction du cratère
Nord Est, la lave à presque formée un tunnel,
sur le dessus nous apercevons la lave au fond à une distance de plus de
trois mètres. La lave suit son chemin dans ce tunnel sur une distance de
80 mètres. Pendant ce temps l'activité du cratère
Sud Est est relativement calme, nous en profitons
pour monter sur la lèvre supérieure pour observer l'intérieur de la bouche
depuis la paroxysme du 9 mai. La propagation des sublimés de soufre et encore
plus importante. La fracture qui remonte le long de la pente du cône est
beaucoup plus ouverte que le 13 mai. Arrivée sur le haut de la lèvre, l'altitude
indiqué sur mon altimètre est de 3230 mètres. Nous voyons cette bouche dont
la diamètre est passé de 45 m à environ 60 m en s'élargissant vers l'Ouest,
le dégazage est important, lors de notre présence il se produit deux explosions
projetant du magma dans notre direction, les autres explosions se font entendre
par un bruit de dégazage en profondeur de l'ordre de 80 mètres ce qui doit
se situer au niveau du départ de la coulée de lave. Nous repartons en direction
du tunnel de lave, à la sortie la largeur est d'un mètre, elle passe rapidement
à trois mètre de largeur et rentre de nouveau dans un deuxième tunnel pour
ressortir trois mètre plus bas dans un canal qui atteint une hauteur de
deux mètre par endroit. Sa vitesse à la sortie du premier tunnel est de
l'ordre de (3m/sec). Nous prenons une série de photographies et remontons
vers les trois "hornitos" qui semblent plus actifs, causé par une soudaine
augmentation du bruit et de l'alimentation de la lave. Effectivement le
dégazage est très fort, cela à ressemble à un réacteur d'avion, le panache
de gaz produit par les "hornitos" atteint plus de 100 mètres de hauteur
et se rabat par le vent vers nous. Nous rentrons en direction du refuge.
Arrivée à Sapienza, nous rencontrons
Giovanni Tomarchio; R.A.I, Télévision
Italienne, et me confirme avoir entendu le bruit des "hornitos" dans
la ville de Zafferana où il demeure..
(Observations
de Charles Rivière,
Hervé Charles et Jeremy Bishop
).
 |
 |
| Le plus
grand des "hornitos" avec un trou laissant entrevoir la lave à sa
base. |
Les "hornitos"
et la bouche effusive observés de la lèvre supérieure du cratère Sud
Est. |
|
|
 |
| Coulée
de lave à la sortie du tunnel. |
Mise à jour du 14 mai
2001.
Ce matin,
à (9h30 heure locale) lors de notre arrivée au refuge de la
Torre del Filosofo, nous entendons
les explosions provenant d’une activité strombolienne localisée au fond
du cratère Sud Est avec un rythmicité d’environ
une explosion par minute. L’énergie libérée lors de l’éclatement des bulles
de gaz n’est pas suffisante pour projeter les débris de lave jusqu’au bord
des lèvres du cratère. Cette activité est allée en croissant tout au cours
de la matinée pour atteindre vers 12h30 heures (heure locale) un maxima
avec des explosions suivies par des grondements d'une durée de 3 à 4 secondes
et toujours sans projections au dessus du bord du cratère. Nous décidons
ensuite de nous rendre vers la coulée et nous atteignons le flanc Nord du
cratère où sont situées les anciennes coulées. Nous apercevons la bouche
effusive dont le dégazage est beaucoup plus important qu'hier. Nous décidons
d'observer l'évolution de l'activité de cette bouche. Le panache de gaz
émis devient de plus en plus important et à plusieurs reprises, nous entendrons
des explosions venant de la bouche. La quantité de gaz émis est telle qu'il
nous est impossible d'apercevoir les projections de magma. Chaque explosion
de la bouche effusive est suivie d'un grand panache de gaz au dessus du
cratère Sud Est montrant que la communication entre les deux structures
est restée ouverte. Nous préférons nous replier en bordure de la
Valle del Bove, pour continuer
nos observations en toute tranquillité. Un peu plus tard les nuages poussés
par le vent remontent vers nous et empêchent toute observation. Nous rentrons
vers le refuge dans le début de l'après midi. Le cratère de la
Bocca Nuova, émet également un important
nuage de vapeur.
(Observations
de Charles Rivière,
Hervé Charles et Jeremy Bishop
).
 |
| Panaches
de gaz sortant de la bouche effusive à droite et du cratère Sud Est
à gauche. |
Mise à jour du 13 mai
2001.
Visite de la coulée
du cratère Sud Est ce matin.
Lors de notre arrivée à la bouche effusive (10h30 heure locale), nous sommes
surpris par le changement de morphologie, par la violence du dégazage
et par la très forte augmentation du débit de lave. Cela n’est pas
sans rappeler les observations faites le 7 mai, deux jours avant le paroxysme
du 9 mai. La bouche effusive dont le fond atteignait une profondeur de quatre
mètres est de nouveau pleine de la lave solidifiée. A la sortie de
la nouvelle bouche la coulée à une largeur de quatre mètres et
se dirige vers le cratère
Nord Est. Notre visite a été très courte,
le temps de faire un prélèvement de lave et quelques reprises cinématographiques. Nous assistons à une augmentation
du débit de la coulée et à l’explosion de bulles de gaz qui projettent des lambeaux de lave à 2- 3 mètres
de hauteur. Cette situation va durer deux minutes puis la coulée
reprendra son épanchement normal accompagné de sifflements liés à
l’émission violente de SO2. Dans la partie supérieure de la bouche effusive
est apparue une fracture qui remonte le long de la pente du cône. Le sol
à cet endroit, quatre jours après la paroxysme, est recouvert de sublimés
de soufre. Lors de notre présence le cratère Sud Est reste silencieux, nous
n’entendons aucun signe d’activité strombolienne, par contre l'émission
de gaz reste importante. (Observations de
Charles Rivière,
Peggy Maugain, Régis Etienne et Hervé
Charles ).
Mise à jour du 12 mai
2001. Aujourd'hui le mauvais
temps persiste sur les cratères sommitaux, avec dans l'après midi des nouvelles
chutes de neige sur les sommets.
 |
| Les
deux bras de la coulée à la sortie de la bouche effusive sur la fracture
Nord. (Image Jean-Marc Sigot). |
En fin de soirée depuis Nicolosi
, à (23h30 heure locale), un rougeoiement est nettement visible sur la partie
est du sommet. Nous nous rendons en direction du Nord, les deux bras des
coulées atteignent une distance de l'ordre du kilomètre en direction de
la Valle del Bove. (Observations
de Charles Rivière, Peggy Maugain, Régis Etienne,
Damien Fléchon,
Hervé Charles et Jeremy Bishop
).
Mise à jour du 11 mai
2001. L'accès au sommet est rendu impossible
aujourd'hui par des abondantes chutes
de neige. Celle ci est tombée jusqu'à 2000
mètres, recouvrant totalement les cratères sommitaux.
Par absence de visibilité et pour ne pas courir
de risques nous décidons de ne pas monter aujourd'hui.
Mise à jour du 10 mai
2001. Visite de Robert
Clocchiatti au refuge de la Torre del Filosofo de (6h30 à 8h30
heure locale), le cratère Sud-Est et
la Bocca Nuova émettent un nuage de S02 qui
est rabattu par le vent vers la Torre. A mi-pente du flanc méridional
du Sud-Est est apparue une série de fumerolles
qui soulignent quatre petites fractures parallèles à la pente du cône. L'activité
strombolienne à totalement cessé. A la hauteur des coulées on aperçoit des
vapeurs bleutées caractéristiques de l'émission de SO2.
 |
 |
| Vue de
la fracture Nord avec la bouche éruptive. |
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La coulée
entraîne de gros blocs incandescents ils dévalent la pente en rebondissant
et se brisent en plusieurs morceaux. |
Un peu plus tard, en fin de matinée, nous
retournons vers la fracture Nord du cratère Sud-Est.
Nous faisons un détour pour éviter d'être dans le champ de retombée des
projections en cas de reprise de l'activité explosive. Nous apercevons en
haut de la fracture, à l'endroit où se trouvait la bouche effusive, des
petites explosions projetant du matériel frais à 2 ou 3 mètres de hauteur.
Le cône du cratère Sud-Est libère un important
panache de gaz, lors de notre présence nous n'entendons aucune explosion.
Après une brève observation des projections sur la fracture, nous décidons
de nous en approcher. Le sol est recouvert de nombreuses bombes encore tièdes,
reposant sur des coulées de lave elles aussi chaudes. Arrivés à 50 mètres
de la bouche, nous apercevons des blocs de lave d'une grosseur de 3-4 mètres
de forme ronde ou ovale qui dévalent la pente raide à cet endroit. Quelques
instants plus tard, nous voyons sortir au niveau de la fracture (cratère
Nordestino) une langue de lave qui se déplace rapidement en direction de
la Valle del Bove. La coulée entraîne de gros blocs incandescents
qui deviennent de plus en plus gros. Étant donnée la forte inclinaison du
flanc du cratère à cet endroit, ils quittent la coulée et dévalent la pente
en rebondissant et se brisent en plusieurs morceaux.
(Observations
de Charles Rivière, Robert Clocchiatti,
Damien Fléchon, Peggy Maugain et Régis Etienne
).
Mise à jour du 09 mai
2001.
NOUVEAU PAROXYSME DU
CRATÈRE SUD EST.
Lors de notre arrivée au refuge de la
Torre del Filosofo, l'activité strombolienne du cratère
Sud Est qui a débuté il y a deux jours est,
ce matin en augmentation. Toutes les 4 secondes nous entendons le bruit
des explosions et voyons les matériaux projetés au dessus de la bouche.
Cette activité est allée en croissant tout au cours de la matinée pour atteindre
une explosion par seconde vers 12 heures (heure locale). Nous décidons
de nous rendre vers la coulée, nous la rejoignons assez rapidement par l'est.
Le long du flanc est, des blocs se détachent de la paroi et forment des
petites avalanches. Au fond de la bouche effusive a persisté une petite
coulée qui se dirige vers le Nord. Lors du prélèvement de lave le sol se
soulève sous mes pieds et dans cet amoncellement de blocs de magma refroidis
surgit une langue de lave qui se dirige vers le Sud. Pendant ce temps l'activité
strombolienne du Sud Est continue à croître.
Nous observons le point de chute des projections et décidons de monter sur
la lèvre Ouest du cratère Sud Est. Il est (10h10
heure locale) les bombes montent à une hauteur de 150 à 200 mètres environ
au dessus du bord et retombent sur le flanc est du cratère. Nous gardons
notre position 30 minutes; par moments nous sommes obligés de nous déplacer
pour éviter des bombes qui retombent à notre voisinage. Il y a maintenant
une seule bouche à l'intérieur du cratère, elle à un diamètre de 45 mètres
environ et une profondeur de 40 à 50 mètres. Les explosions sont maintenant
continues. Nous retournons au refuge en passant par l'Ouest entre le
Sud Est et la Bocca Nuova.
 |
 |
| La bouche
à l'intérieur du cratère Sud Est. |
Activité
strombolienne dans le cratère Sud Est. |
Nous passons l'après midi avec les guides
de l'Etna Sud. Vers 17h10 heure locale l'activité explosive du
Sud Est devient encore plus intense. Nous sortons
notre matériel vidéo pour filmer à partir du toit du refuge où se trouvent
un groupe de chercheurs portugais. Ils sont inquiets du sort de cinq de
leurs collègues partis avec un chercheur français (Patrick Allard)
vers le cratère Sud Est. A 17h30 heure locale,
l'activité redouble de puissance et des blocs projetés retombent à la base
des flancs est et ouest du cratère. Nous apercevons alors le groupe entre
la Bocca et le Sud Est,
ils courent pour échapper aux bombes et finalement atteignent le refuge
avec plus de peur que de mal. Les nuages qui montent recouvrent le cratère
Sud Est, nous entendons les impacts des bombes
sur les flancs mais nous sommes dans l'impossibilité d'observer les fontaines
de lave. Vers 17h45 l'activité explosive du Sud Est
chute brusquement et est relayée par l'apparition de fontaines de lave le
long de la fracture qui lors de notre visite dans la matinée était inactive.
Très rapidement les fontaines atteignent une centaine de mètres de hauteur.
Simultanément le Sud Est émet des panaches
de cendres brunes qui retombent en pluie sur nous, cette manifestation va
durer jusqu'à 20h50, heure locale. De la fissure s'épanchent trois coulées
qui en trois heures parcourent une distance de 1,5 km. Trois fortes explosions
secouent le cratère Sud Est, elles sont simultanément
accompagnées par une augmentation de l'activité le long de la fracture.
L'ensemble de ces observations semble indiquer qu'il y a eu un transfert
du magma remplissant le cratère vers la fracture nord. Ce transfert a provoqué
un abaissement du niveau de la lave dans le conduit en érodant ses parois
(cendres brunes) et en réactivant la fracture (activité de fontaine de lave
et émission de coulées à fort débit).
(Observations
de Charles Rivière et
Giovanni Tomarchio; R.A.I, Télévision Italienne).
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| Départ
du paroxysme le 9 mai 2001. |
Projection
de lave sur la fracture Nord. |
Mise à jour du 08 mai
2001. Visite de la bouche effusive
sur la fracture Nord du cratère Sud Est en
fin de matinée. Lors de notre arrivée au nord du cratère
Sud Est, nous apercevons des blocs de vieux
matériaux encore chauds reposant sur les coulées de 1999. Nous commençons
l'ascension, le sol est recouvert de multitudes de galettes de lave projetées
par la bouche. Certaines atteignent la taille de 40cm. Nous entendons les
explosions du cratère Sud Est et apercevons
les blocs qui montent verticalement à une hauteur d'environ 100 mètres au
dessus de la bouche et retombent à l'intérieur. Ce phénomène se produit
toutes les 7 à 10 secondes, mais nous n'apercevons pas à chaque fois les
projections de lave. La bouche effusive qui avait une hauteur de plus de
dix mètres hier, et complètement effondrée. Au fond de cette bouche, de
temps à autres, des bulles de gaz se forment et explosent projetant des
lambeaux de lave à une hauteur de 3 à 4 mètres. La coulée se déverse d'abord
en direction du nord puis elle oblique vers l'est en direction de la
Valle del Bove, avec une vitesse très faible de l'ordre de 0,20m/sec.
Vers 13H00 les nuages recouvrent notre position et nous rentrons vers le
refuge.
La Bocca Nuova
émet un épais nuage de vapeur blanche du à l'évaporation des abondantes
chutes de neige des jours précédents et de temps à autres des cendres brunes
par suite d'effondrements des parois du conduit. (Observations
de Charles Rivière, Anja et Andreas, Damien Fléchon, Peggy
Maugain et Régis Etienne
).
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| Un bloc
de vieux matériels en bas du cône du Sud Est (l'orange sur le dessus,
donne la taille du bloc) |
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Vue coté
nord du cratère Sud Est, en bas de la photo et au centre se trouve
la bouche effusive effondrée. |
Mise à jour du 07 mai
2001. Dans la nuit du 6 au 7 mai
depuis Nicolosi , à (3h30 GMT), un rougeoiement est nettement visible
sur la partie est du sommet. ce qui laisse penser que l'activité de la coulée
qui s'était arrêtée hier a repris de nouveau. Le vent ce matin sur les cratères
sommitaux souffle très fort. Nous sommes obligés de nous écarter du flanc
est du cratère Sud Est où se produisent des
avalanches de blocs. Lors de notre arrivée à la bouche effusive (9h30 GMT),
nous sommes surpris par la violence du dégazage de cette dernière et par
la très forte augmentation du débit de lave par rapport aux jours précédents.
A notre arrivée quatre bras de lave, de plusieurs mètres de largeur, se
dirigent vers le cratère Nord Est ( C'est la
plus forte activité que j'ai eu l'occasion d'observer depuis le 20 avril
lors de mes visites journalières). La lave est émise par la bouche effusive
qui était inactive hier après midi. Pendant les deux heures d'observation
la projection de morceaux de lave est si importante qu' autour de la bouche
va s'édifier un mur de lave atteignant une dizaine de mètres. Les morceaux
de lave d'une taille moyenne de 20 à 30 cm sont projetés à plus de 40 m
de hauteur. Par suite de
l'augmentation de l'activité explosive nous
sommes contraints de reculer de notre point d'observation situé à une cinquantaine
de mètres de la bouche. Le dégazage à la bouche, dont le diamètre à atteint
une dizaine de mètres se fait sous forme de bulles qui viennent exploser
à la surface avec une fréquence de 3 à 4 secondes. L'augmentation du débit
fait que les quatre bras vont s'anastomoser pour en former un seul d'une
quinzaine de mètres de largeur. Vers 10h30 (GMT) nous entendons des explosions
provenant de l'intérieur du cratère Sud Est,
qui semblent indiquer le commencement d'une activité de type strombolien.
Le rythme des explosions est d'environ une explosion toutes les trois minutes.
Par absence de visibilité et pour ne pas courir de risques nous décidons
de nous replier vers le refuge de la Torre del Filosofo. Lors du
retour au niveau du Sudestino nous étendons
une forte explosion et quelques secondes plus tard le bruit des bombes touchant
le sol sur le flanc sud du cratère Sud Est.
Arrivés au refuge avec le vent contraire et le plafond nuageux très bas,
nous n'avons plus la possibilité d'entendre et de voir l'activité. Le réveil
du Sud Est et l'augmentation très brusque du
débit de la fracture éruptive semblent indiquer que la partie sommitale
du volcan a été le siège d'une nouvelle alimentation peut être à l'origine
d'un nouveau cycle éruptif. (Observations
de Charles Rivière,
Vincent et Jean Luc Bichet
).
Mise à jour du 06 mai
2001 (22h30).
Après deux tentatives avortées à cause du vent violent, nous
réussissons vers 15h30 à accéder à la coulée de la fracture Nord du cratère
Sud Est. Il est tombé par endroit plus d'un
mètre de neige qui forme des congères sur le bord de la piste qui mène au
refuge de la Torre del Filosofo.
L'accès à la coulée est recouvert de plaques de neige, en arrivant sur la
partie Nord, l'ascension devient un peu plus difficile par la glace qui
recouvre les anciennes coulées.
A notre arrivée nous constatons que
la coulée a disparu. Les laves de la bouche effusive située au Nord se sont
refroidies sous la forme de jolies laves cordées sur la pente dirigée
vers le Nord. Le sol est extrêmement chaud dans la périphérie de la bouche.
L'activité des cratères de la Bocca Nuova
et du Sud Est est calme, par rapport aux
derniers jours. La Bocca est silencieuse
et le dégazage du cratère Sud Est est moins
important. Il subsiste un panache de fumée blanche, produit par la condensation
des dernières chutes de neige. (Observations de
Charles Rivière,
Vincent et Jean Luc Bichet
).
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| La bouche
effusive vide, avec en bas les coulées émissent depuis le 3 mai 2001. |
Mise à jour du 06 mai 2001 (9h30).
Le vent ce matin est encore très violent, si les conditions atmosphériques
devaient changer au cours la journée, une nouvelle mise à jour sera faite
dans la soirée.
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| Les
cratères de l'Etna sous la neige (photo du 6/5/2001 à 8h30) |
Mise à jour du 05 mai 2001.
Après deux semaines de beau temps,
l'accès au sommet est rendu impossible aujourd'hui par une tempête de neige
et un vent violent. La neige est tombée jusqu'à 2000 mètres, recouvrant
totalement les cratères sommitaux.
Mise à jour du 04 mai 2001.
Ce matin nous tentons de passer par
le Nord (Piano Provenzana) pour
rejoindre la coulée, mais il est impossible d'y accéder
à cause de la forte émission de gaz rabattus vers nous par le vent.
Nous rejoignons dans l'après midi la coulée par le Sud. Un vent violent
souffle sur les sommets. Un nouveau changement est intervenu aux coulées,
la bouche effusive d'où s'épanchait hier la coulée avec un dégazage important
est complètement inactive. Elle est vide, sa profondeur est d' environ 2
mètres, à l'intérieur la température est encore élevée. Sous cette bouche,
une nouvelle ouverture dirigée vers le Nord, laisse passer la lave. A la
sortie de la nouvelle bouche la coulée à une largeur de deux mètres et passe
rapidement à une largeur de 7 mètres. Des blocs provenant d'anciennes coulées
et des derniers paroxysmes se trouvant sur son chemin sont emportés par
la lave qui se déverse vers le cratère du Nord Est.
En arrivant à la base du cratère sa largeur atteint plus de 10 mètres, elle
bifurque alors vers la Valle del
Leone. Les deux bras partant vers la
Valle del Bove sont inactifs.
Aujourd'hui l'activité de la Bocca Nuova
est plus calme, les projections de cendres brunes sont moins nombreuses.
Le dégazage des cratère Sud Est et du
Nord Est est le même qu'hier. (Observations
de Charles Rivière,
Antonio Nicoloso et Nunzio Di Salvo
).
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| Charles
Rivière à l'intérieur de la bouche effusive. |
La largeur
à la sortie de la bouche est de 2 mètres. |
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| La pente
est raide en direction du cratère Nord Est. |
Échantillonnage
de la coulée à la sortie de la bouche. |
Mise à jour du
03 mai 2001. Ce matin le cratère
Sud Est
est le siège d’un dégazage important par rapport au deux derniers jours.
Des lèvres du cratère
Sud-Est s'échappe de manière continue un panache
de gaz. Les flancs du cratère Sud-Est sont
couverts par endroit de soufre, ce phénomène démontre un niveau de magma
très proche de la surface. Lors de mon passage le long du cratère des blocs
assez gros se détachent de la paroi Est et terminent leurs courses dans
un fracas en bas du cône.
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| Dégazage
à la sortie de la bouche effusive. |
Projections
de lambeaux de lave. |
La coulée est toujours active, à la sortie
de la bouche effusive la lave émet aujourd'hui un dégazage très fort provocant
des bulles sur la surface et des projections de magma à la sortie de la
bouche effusive. Ce dégazage est plus violent que celui observé le 26 avril.
La lave se divise maintenant en trois bras, le nouveau bras d'une largeur
de 1 mètre à la sortie de la bouche se dirige vers le Nord, sa vitesse est
importante (5m/sec) par le fait de l'inclinaison de la pente. La largeur
de la coulée passe rapidement à plus de 4 mètres, elle arrive au pied du
cratère du Nord Est, 100 mètres plus bas et
tourne ensuite sur la droite en direction de la Valle del Leone.
Les deux autres bras sont identiques aux observations d'hier, ils prennent
la direction de la Valle del Bove . Les observations ci-dessus ont
été faites par Charles Rivière.
Mise à jour du 02 mai 2001.
Visite de la coulée de la fracture Nord du cratère
Sud Est pour effectuer un prélèvement de
lave. Il y a maintenant deux bras de lave au départ de la bouche
effusive, elle à la forme d'un V. Les deux bras sont en direction Est, la
lave ne passe plus dans les tunnels d'où s'épanchait la coulée de ces derniers
jours. Au départ de la bouche effusive, le bras de droite (coté Est), d'une
largeur de 30 centimètres et une vitesse (lente) de l'ordre de (0,20m/sec)
fait un arc de cercle et rejoint le bras de gauche (coté Nord) six mètres
plus bas; la largeur de ce bras à la sortie de la bouche est de 60 centimètres
il émet un dégazage important et sa vitesse est d'un mètre à la seconde
(1m/sec), les deux bras réunis se divisent une nouvelle fois en deux et
se dirigent parallèlement vers la
Valle del Bove sur une distance d'environ 400 à 500 mètres. Au bas de
la bouche effusive, coté Est subsistent des laves cordées solidifiées formées
à la suite d’un débordement de lave. Aujourd'hui la situation des cratères
était la suivante: fort dégazage au Sud Est,
avec régulièrement depuis quatre jours une augmentation du dégazage dans
la fin d'après midi. Plusieurs explosions avec des projections de cendres
brunes se produisent à la Bocca Nuova et
dégazage tandis que le cratère Nord Est dégaze
abondamment avec émission d'un nuage de vapeur blanche. (Observations de
Charles Rivière).
Mise à jour du 01 mai
2001.
Aujourd'hui, visite de la
Bocca Nuova et de la coulée, il n y a pas
de vent sur l'Etna; les panaches de fumée blanche des cratères de la
Bocca Nuova et du
Sud Est montent verticalement. L'activité de la
Bocca est identique à celle de ma dernière
visite du 26 avril, je perçois nettement le bruit
des explosions au fond du cratère. Le panache de fumée brune sortant de
ce cratère résulte bien de l’effondrement des parois dans la bouche Est.
Le même phénomène d'effondrement se produit aussi dans la bouche Ouest.
Le cratère Sud Est
est toujours le siège d'une intense activité de dégazage qui va en
augmentant en fin d'après midi.
Le débit de
la coulée a encore diminué, les deux bras de la coulée sont moins alimentés
qu'hier et la lave s’écoule lentement. A la sortie de la bouche effusive
la largeur de la coulée est de 50 centimètres. La direction prise par les
coulées est identique à celle d'hier. Par ailleurs
Francesco De Martino et
Marco Ponte ont observé l'intérieur
du cratère Central et le cratère de la Voragine
; les deux dégazent. Ensuite ils se sont approchés du bord du cratère
du Nord Est, mais
l'intérieur de la bouche n'est pas visible à cause de la forte émission
de gaz. (Observations de
Charles Rivière, Francesco De Martino
et Marco Ponte).