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Mise à jour du 24 Mai 2002:
Mégacristaux d'amphibole dans les laves de l'Etna
( l'éruption de juillet-août 2001).
Roberto Clocchiatti
CNRS and CEN Saclay
91191 Gif s/ Yvette cedex, France
La lave qui a jailli de la fissure ouverte
à 2100m d'altitude sur le flanc sud de l'Etna, à proximité des Monts Silvestri
supérieurs, le 18 juillet 2001, contient des mégacristaux d'amphibole (
Pargasite, Kaersutite) atteignant la taille exceptionnelle de 8cm selon
l'axe c et environ 1cm selon b. On trouve ces cristaux en individus isolés
dans les projections de l'activité strombolienne car ils se sont séparés
par vannage de la phase fondue. Ils sont souvent présents dans la partie
scoriacée des coulées, parfois associés à des enclaves sédimentaires. Plus
rarement l'amphibole se présente en individus trapus, qui peuvent être facilement
confondus avec des pyroxènes. Les individus aciculaires de 2 à 3cm de long
( axe c) sont fréquents.
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Cristal
d'amphibole (Pargasite) recueilli dans la coulée à 2150m.
Sur le fond analyse à la microsonde électronique
(Centre d'analyse Camparis,
Université Pierre et Marie Curie, Paris
VI) Échantillon J.C.Tanguy, analyse et cliché R.Clocchiatti".
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En lame mince la partie centrale des cristaux
est lacunaire, on observe de nombreux vides sphériques, empreintes laissées
par des bulles de gaz qui ont servi de support à la nucléation des amphiboles.
Le gaz est aussi présent sous forme d'inclusions fluides constituées de
vapeur d'eau de faible densité ainsi que dans des inclusions mixtes ( verre
+silicates+sulfures+gaz). Les amphiboles se développent aussi à partir d'enclaves
gréseuses et de minéraux de la lave que l'on retrouve en inclusions (Plagioclase
An85-76, Ol 75, Cpx Wo45-En42-Fs13, les oxydes de Fe-Ti). Les sulfures de
Fe et Fe-Cu sont présents sous forme de filonnets ou associés à des inclusions
fluides et vitreuses. Souvent dans la bordure des cristaux sont piégés des
lattes de plagioclase, compagnons de cristallisation de l'amphibole, leur
composition est très basique (An88-85) et homogène. L'ensemble de ces observations
indique que les cristaux d'amphibole ont cristallisé dans un réservoir superficiel,
dans une poche de magma en cours de refroidissement, sursaturée en fluides
et au contact du soubassement sédimentaire.
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Cristaux d'amphibole observés au microscope
optique en lame mince; à gauche séction longitudinale, à droite séction
basale. Lumière analysée et polarisée. Echelle la base de la photo =
2mm. Coulée du 20/07/01 à 2150m. |
Photo de microscopie électronique à balayage MEB.Grandissement
250 fois. Le coeur des cristaux d'amphibole est occupé par des micro-
géodes (anciennes bulles de gaz) dans lesquelles cristallisent les phases
de déstabilisation (Rhönite, fassaïte et oxydes). Le même assemblage
minéralogique occupe la bordure des cristaux.
Cliché réalisé au service de MEB UFR 928
Université Pierre et Marie Curie par O.Boundama.
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L'amphibole est de composition assez homogène,
toutefois on peut distinguer deux types de cristaux, des cristaux riches
en potassium (K2O>1) et des cristaux pauvres en potassium (K2O<1). Ces derniers
sont généralement déstabilisés et présentent une auréole composée de microcristaux
de Fassaïte, de Rhonïte et d'oxydes Fe-Ti, dans un verre riche en Si, Al
et alcalins. Leur composition est analogue à celle de quelques amphiboles
de beaucoup plus petite taille présentes dans les scories des Monts Silvestri
(1892).
L'amphibole a été trouvée de manière occasionnelle
dans les laves des deux ou trois derniers millénaires, mais jamais en cristaux
de taille centimétrique. Au cours du temps l'amphibole montre un enrichissement
en potassium similaire à celui constaté dans les laves depuis 1970. (Tanguy
et Kieffer 1976, Joron et Treuil 1984).En d'autres termes les amphiboles
de la dernière éruption enregistrent et apportent une preuve supplémentaire
de la contamination sélective en potassium ( et Cs, Rb) à partir du soubassement
sédimentaire ( Clocchiatti et al., 1988).Les conditions de mise en place
et les temps de résidence du magma dans le réservoir superficiel sont discutés.
Mise à jour du 17 Mai 2002:
Ce matin en montant avec les guides de l'Etna Sud en direction de l'hornitos
situé à 2700 mètres, nous apercevons un
dégazage important au dessus de la Bocca Nuova et de la Voragine. Le vent
rabat les panaches de gaz vers le refuge de la Torre del Filosofo. Malheureusement
les
nuages arrivent rapidement et recouvrent totalement les cratères.
Mise à jour du 16 Mai 2002:
Aujourd'hui, je monte en direction de
la bouche Est de la Bocca Nuova, et sur une demande en la mémoire de Beatriz
Lebena Caldevilla, la femme Espagnole disparue il y a un an au bord de cette
bouche je dépose un bouquet de fleur.
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Lors de mon arrivée au bord de
la Bocca Nuova coté
Ouest
,je
ressent entre 11h23 et 11h24 (heure locale) deux petites secousses sismiques
et quelques instant après des panaches de cendres brunes sont projetés
au dessus du cratère du Nord Est.
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| Pendant
quinze minutes les panaches se succèdent et le vent pousse les cendres
dans la direction Sud. |
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Près de la bouche Est de la Bocca
la chaleur au sol est plus importante que lors de mes dernières visites
et surtout près des fissures recouvertes de sublimé de soufre qui se
situes dans l'alignement Ouest Est. En marchant dans le tapis
de cendre à l'intérieur de la Bocca cette chaleur est bien ressentie
dans les chaussures. Une autre observation intéressante est l'orifice
à l'intérieur de la bouche accolé au "Diaframma", sa dimension n' a
pas évolué depuis le mois de juillet 2001 mais aujourd'hui des gaz s'échappent
abondamment de celui-ci, alors que ces deux derniers jours aucunes émissions
n'étaient visible. Les sifflements produits par la combustion
des gaz est toujours bien audible au fond de la bouche Est.
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| Dans
l'après-midi je me trouve à 2700 mètres avec les guides de l'Etna Sud
et nous apercevons entre 14h20 et 14h30 des nouvelles projections de
cendres brunes au dessus du cratère Nord Est. |
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Mise à jour du 15 Mai 2002:
Aujourd'hui, visite des cratères sommitaux
avec Antonio Nicoloso et une équipe de télévision Anglaise, venue faire
un repérage des lieux pour un documentaire. Le soleil est bien présent
et les gaz dans la matinée montent verticalement laissant une vue parfaite
des bouches. L'activité de dégazage est identique à la journée du 14 mai
avec toujours des bruits de dégazage au fond de la bouche Est de la Bocca
Nuova. Je profite de cette visite pour effectuer avec le G P S le tracé
des bouches en longeant les bords de la Bocca Nuova, de la Voragine et du
Nord Est. Les mesures effectuées
avec une précision de +/- 5m
sont plus précises
que les données fournies lors des dernières mises à jour.
Voici les relevées pour les bouches
Ouest et Est de la Bocca Nuova:
Pour la bouche Ouest, de son bord le
plus à l'Ouest jusqu'à son bord Est la distance est de 230 mètres
et du bord Sud au bord Nord elle
est de 176 mètres.
Pour la bouche Est, du bord Ouest jusqu'à
son bord Est la distance est de 183 mètres
et du bord Sud au bord Nord elle est de 194 mètres. Le parcours effectué
pour contourner les deux bouches est de 1179 mètres.
Les relevés pour la bouche du cratère
Nord Est:
Du bord coté Sud à celui du coté Nord
est de 299 mètres et de 228 mètres entre les bords Est et Ouest.
Les relevés pour le cratère de la
Voragine:
202 mètres du Sud au Nord et 228 mètres
d'Est en Ouest.
Mise à jour du 14 Mai 2002:
Aujourd'hui la situation des cratères
sommitaux est la suivante: Visite ce matin de la Bocca Nuova et de
la Voragine. Le vent d'Ouest est moins fort et pour la première fois
depuis mon arrivée le 26 avril, il m'est possible enfin d'apercevoir
l'intérieur des bouches Ouest et Est de la Bocca.
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La bouche de la Bocca situé a
l'Ouest a un diamètre d'environ 150 mètres. A l'intérieur du coté
Ouest de la bouche se trouve une terrasse à une profondeur d'environ
quatre vingt mètres, sa largeur est d'une vingtaine de mètres. Les bords
de cette terrasse sont verticaux, comme le reste de la bouche.
Cette bouche ne manifeste aucune activité explosive, par contre
lors de ma présence j'assiste à des effondrements de parois, ce qui
provoquent des remontées de panaches de cendres brunes. |
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L'intérieur
de la bouche Ouest de la Bocca Nuova. Pour vous donner une échelle,
deux personnes se situent sur le bord de la bouche en face. |
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Vue du centre
de la Bocca Nuova les bouches Ouest et Est.
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Dans la bouche Est de la Bocca,
le dégazage est plus important, le fond de cette bouche n'est également
pas visible. J'entends dans le fond un bruit de dégazage reconnaissable
à du magma se retrouvant à l'air libre. Sans doute une montée progressive
de celui-ci est en train de se préparer dans ce cratère (un avis
partagé avec Alfio Ponte guide de l'Etna Sud). |
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L'intérieur
de la bouche Est de la Bocca Nuova.
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Dans la Voragine la bouche Ouest est
le siège d'un fort dégazage de SO2, d'une densité très importante. La bouche
Est émet un léger dégazage.
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Au premier
plan le cratère de la Voragine et au fond les émissions de cendres brunes
sur le cratère Nord est.
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Le cratère Nord Est lors de mon passage
dans le cratère Central, émet lui aussi un fort dégazage accompagné par
moment par des émissions de cendres brunes (comme pour la bouche Ouest de
la Bocca suite à des effondrements de parois).
Le cratère du Sud Est continu d'émettre
un dégazage sur la lèvre N.O et les sublimés de soufre sur le flanc
Sud se sont élargies.
Mise à jour du 13 Mai 2002:
L'activité des cratères sommitaux,
et surtout celle
de la Bocca Nuova est aujourd'hui caractérisée principalement
par d’abondantes émissions de gaz.
La Bocca
Nuova émet de grandes quantités de soufre,
le vent Nord Ouest rabat les gaz dans la direction du refuge et même par
moment jusqu'à
l'hornitos situé à
2750m, là ou
les
guides emmènent les touristes.
Des
lèvres du cratère Sud-Est s'échappe de manière continue un panache de gaz.
Mise à jour du 11 et 12 Mai
2002:
Dans la journée de samedi 11 mai, l'accès au sommet est rendu
impossible.
La couverture nuageuse est très importante
sur les cratères sommitaux.
Ce
matin le soleil est bien présent, Antonio Nicoloso me dépose
proche
de la Bocca Nuova sur la piste qui contourne les cratères.
Les
émissions de gaz au dessus des bouches sont importantes, et aucun bruit
n'est perceptible au bord.
J'ai
juste le temps de parcourir les bouches Ouest et Est de la Bocca,
que les nuages arrivent rapidement et recouvrent totalement les cratères,
ils sont accompagnés
par des chutes de neige et de grêle, la
visibilité est nulle est je retourne
vers le bus qui sert d'abri pour les guides de l'Etna Sud à 2700m au G P
S. A mon arrivée un manteau neigeux de 15 centimètres a déjà recouvert le
sol.
Mise à jour du 10 Mai 2002:
Ce
matin, la direction du vent a changé sur les cratères sommitaux, le sirocco
(vent du Sud) souffle assez fort. Nous partons en direction du cratère Nord
Est en passant entre celui ci et le cratère Central. Nous arrivons au bord
du cratère de la Voragine, le dégazage est moins important sur les bouches
par rapport a nos observations faites le 03 mai. Nous décidons de descendre
à l'intérieur de la Voragine.

Bruno, Daniel et moi-même au bord de la bouche
Ouest
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Nous nous dirigeons en premier vers la bouche Ouest, nos masques
à gaz sont indispensables car celui ci a une densité importante. Son
diamètre est de 50 à 60 mètres environ et sa profondeur est d'une quarantaine
de mètres.
Je profite de l’occasion pour faire une mesure avec le G P S, qui
donne une altitude de 3275m avec une précision de +/- 5m sur le bord
de la bouche.
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La bouche Est se trouve 25 mètres plus
bas, les bords sont recouverts de neige et de glace, le diamètre de
la bouche est identique à notre dernière observation du 3 mai, nous
n'apercevons pas sa profondeur à cause de sa forme en entonnoir. Aujourd'hui
cette bouche n'émet aucun bruit.
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Bruno, Daniel et moi-même au bord de la bouche
Est
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| Le
cratère Nord Est, vue depuis l'intérieur du cratère Centrale |
Nous remontons dans le cratère Central et
effectuons une nouvelle mesure avec le G P S sur les bords de la Voragine,
elles varient entre 3290 et 3296 mètres. Nous nous rendons enfin sur
le cratère Nord Est, les fractures aperçues la dernière fois n'ont pas changé,
nous le contournons par son flanc Est pour essayer de percevoir sa profondeur
ce qui n'a pu être possible, en raison de son fort dégazage. Nous redescendons
vers le refuge de la Torre en passant entre les cratères du Sud Est et de
la Bocca Nuova.
Observations faites par Charles Rivière,
Peggy Maugain, Pascale Martin, Daniel Drouère et Bruno Lanöé.
Mise à jour du 09 Mai 2002:
Depuis
la dernière visite du 03 mai et le peu d'activité sur l'Etna, nous nous
sommes rendus sur les Iles Éoliennes de Stromboli et Lipari, l'activité
de Stromboli est assez calme, le rythme des explosions et d'environ une
explosion toute les 20 minutes (voir plus) et les projections de lapilli
atteignent une hauteur d'environ dix à vingt mètres. Le dégazage produit
par les bouches est abondant, les gaz se dirigent vers la terrasse ce qui
rend l'observation difficile.
Nous retournons sur
l'Etna accompagné par le mauvais temps, en ayant eu la chance de pouvoir
prendre le dernier aliscafo. Ce matin nous décidons de monter vers les cratères
sommitaux, mais
un vent violent souffle sur les sommets, le
dégazage au dessus de la Bocca Nuova et de la Voragine est très important.
Le vent rabat les panaches de gaz vers le Sud, ceux -ci cachent
par moment complètement les cratères de la Bocca et du Sud Est. Nous attendons
au refuge de la Torre del Filosofo que le vent se calme. Effectivement vers
13h00 nous prenons la direction des cratères, et nous rencontrons sur le
bord de la Bocca Nuova
Daniele Andronico,
de l'Istituto Nazionale di Geofisica e Vulcanologia de Catania, il m'annonce
que lundi 6 mai, une forte explosion a été ressentie sur un des cratères
sommitaux par les appareils de mesures de l'I.N.G.V.
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| Le dégazage de la
Bocca Nuova, masquant les cratères sommitaux (ce matin depuis le refuge
de TDF) |
Nous
traversons ensembles le cratère de la Bocca Nuova en longeant les bouches
Ouest et Est, à la recherche d'éventuels matériaux frais sur le sol provenant
d'une des bouches. La présence du dégazage très important, nous obligent
de nous munir des masques à gaz. Après avoir contourner les bouches de la
Bocca Nuova, nous nous dirigeons vers la Voragine en longeant le bord Sud
Est du cratère Central et découvrons un dégazage plus soutenu dans ce cratère
ce qui nous empêcheras de descendre vers les bouches. Lors de notre passage
du bord Ouest de la Bocca au bord Est du Central, nous ne rencontrons aucunes
projections récentes sur le sol et aucun bruit d'explosion. Nous redescendons
en fin d'après midi vers Sapienza. Observations faites par Charles Rivière,
Peggy Maugain, Pascale Martin, Daniel Drouère, Bruno Lanöé et un pompier
de Belfort, passionné de l'Etna.
Mise à jour du 03 Mai 2002:
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Ce matin,
visite des cratères du Nord Est et du Central. A notre arrivée au bord
du cratère Nord Est, un fort dégazage nous empêche d'observer l'intérieur
du cratère. Lors de notre présence aucunes projections de cendres sont
émises. Par contre nous avons remarqué sur son flanc Est, une fracture
(déjà présente lors de ma visite au mois de juillet 2001), elle est
beaucoup plus importante car elle mesure à ce jour 115 mètres de longueur,
sa largeur par endroit est plus de un mètre, son orientation est Nord
Nord Est. |
Nous descendons ensuite dans le cratère
Central, pour nous diriger au bord de la Voragine du côté Est. A l'intérieur
se trouve deux bouches; la première se situe sous nos pieds son diamètre
est d'environ une centaine de mètres et sa profondeur est d'environ cent
cinquante mètres. La forme de la bouche ressemble à un entonnoir. Elle émet
un dégazage important de SO2, lors d'émissions de gros panaches un sifflement
se fait entendre, à la différence de la deuxième bouche.
Celle-ci se situant dans l'alignement
de la première,
sa position est surélevée d'une cinquantaine
de mètres, elle émet des panaches en continue avec des cendres légèrement
brunâtres.
Dans
la Bocca Nuova, les émissions de cendres brunes sont toujours émises depuis
la bouche Ouest.
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l'intérieur du cratère Central
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le cratère de la Voragine vue
du Nord Est (avec au fond la bouche Ouest) |
la bouche Est de la Voragine vue
du bord
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Lors de notre retour par le flanc Est
du cratère Central, nous apercevons un réseau important de fissures sur
les bords du cratère Central, l'orientation est Nord Nord Est. La plus importante
mesure 175 mètres avec une largeur comprise entre 2 et 4 mètres.
Le cratère Sud Est émet également un dégazage
comme le montre la photo ci dessous (photo de droite).
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Peggy Maugain à l'intérieur de
la fissure |
la fissure en direction du cratère
Sud Est |
Mise à jour du 02 Mai 2002:
Aujourd'hui la situation des cratères
était la suivante: Des explosions avec des projections de cendres noires
à la Bocca Nuova et au cratère du Nord Est, se sont produites ce matin.
Le temps nuageux, ne nous a pas permis de monter aux cratères.
Mise à jour du 01 Mai 2002:
Le refuge de la Torre del Filosofo à 2930m devant
le cratère Sud Est
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Hier, à la
préfecture de Catania, le président de la Province a pris la décision
de reconstruire le refuge de la Torre del Filosofo situé à 2930 mètres
pour créer une structure d'accueil de 40 places.
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Dans l'ensemble de
la journée le dégazage a été assez important à la Bocca Nuova et dans la
Voragine, avec quelques rares émissions de cendres brunes
depuis le cratère Ouest de la Bocca Nuova, vraisemblablement produites
par des éboulements des parois.
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| La station du téléphérique
à 2500m |
L'arrivée des télécabines
à 2500m |
Ici l'intérieur du
restaurant sous le téléphérique, la lave est entrée par les fenêtres. |
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Sur la photo
de gauche l'hornitos situé à 2750m, là ou
les
guides emmènent les touristes.
Ils
utilisent des feuilles de papier, qu'ils insèrent à la base de l'hornitos
pour montrer aux touristes à quel point la température est encore élevée;
en effet ces feuilles s'enflamment instantanément.
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Mise
à jour du 30 Avril 2002:
Aujourd'hui, visite sur la fracture au
pied du cratère Sud Est, là ou a commencé l'activité éruptive le 17 juillet
2001. Le cône qui s'est formé lors de cette éruption, mesure environ 60
mètres de hauteur. Nous n'apercevons aucun dégazage sur ce cône.
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Le
nouveau cône au pied du cratère Sud Est |
Pour vous donner une échelle,
je me situe au sommet du cône. |
Nous continuons
notre parcours en direction de la Bocca Nuova, en arrivant au bord des bouches
il nous est impossible d'apercevoir les contours en raison d'une forte condensation.
Aucun
bruit ne se fait entendre, le silence règne dans les deux bouches.
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L'intérieur
de la Bocca Nuova et le bord de la bouche Est |
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Le
cratère Laghetto vue du refuge de la Torre del Filosofo |
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