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1: La température, avec la pression et la teneur en eau, est l’un des paramètres variables qui régit l’histoire des magmas de leur formation dans le manteau jusqu’à leur émission à la surface sous forme de laves. De la température et de la composition d’une lave va dépendre sa viscosité. La viscosité va jouer un rôle dominant dans l’expression des dynamismes superficiels comme la vitesse d’ascension des bulles de gaz dans le magma et la cinétique d’écoulement des coulées. Les mesures directes de la température des coulées de l’Etna sont rares (Archambault et Tanguy 1976, Armienti et al.,1985). Cela tient à des raisons de terrain : difficultés d’accès aux coulées, transport d’instruments de mesure lourds et encombrants. Le 4 février 99 à la suite d’un bref épisode paroxysmique Fig.1 une fracture s’ouvrait à la base du cratère S.E.et laissait échapper un flot de lave qui allait être actif pendant six mois. En avril 99 les conditions de terrain étaient réunies pour réaliser de bonnes mesures à 3000m d’altitude. Les mesures ont été faites à l’aide d’une canne pyrométrique de 3m (temtip-MK4) , équipée de thermocouples Pt/Pt-10%Rh placés à l’extrémité d’une cartouche de carton de 60cm3 (Unitip E71) qui se consomme en une trentaine de sec. Ce matériel est couramment utilisé pour mesurer les température des laitiers avec une précision de ±4°C. La température la plus élevée (1086°C) a été mesurée au centre d’une coulée de 3m de large et à des profondeurs comprises entre 40 et 60 cm. Entre la surface et 40cm de profondeur il existe un gradient d’une quinzaine de degrés Fig 2. Ces températures sont légèrement plus élevées que celles mesurées avec les mêmes instruments lors des deux éruptions latérales de 1985 et de 1991-93. (1074-1082°C). A cette occasion on avait remarqué, que la température pouvait changer de quelques degrés en fonction du débit. Comparées aux températures mesurées sur d’autres volcans basaltiques Kilauea Iki (1185°C), Piton de la Fournaise (1220°C) les températures des laves de l’Etna sont assez basses en raison de leur composition riche en alcalins et en éléments volatils. De manière générale cela se traduit par des viscosités relativement élevées et des vitesses d’avancement des coulées assez lentes qui, même lorsqu’elles accèdent à des lieux habités laissent le temps aux hommes de quitter leurs demeures.
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La dernière mise à jour de ce site date du 03/05/09